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Débat public AMUF - Précarité et difficultés d'accès aux soins
27 décembre 2011

Mardi 10 janvier 2012

à 19h30
Mairie du 20e
Salle des fêtes - 6 place Gambetta

Entrée libre

Précarité et difficultés d’accès aux soins
Débat public animé par l’AMUF
en partenariat avec la mairie du 20e


Avec :
Dr Pierre Chauvin, directeur de Recherche à l’Irsem
Dr Xavier Emmanuelli, ancien président du Samu social
Anne Guilberteau, coordinatrice de l’Atelier santé ville 20e
Dr Albert Servadio, président de l’association AGEP
Dr Suzanne Tartière, Samu social Paris


Le débat sera introduit par Serge Wajeman, délégué auprès
de la Maire du 20e, chargé de la santé et des relations avec l’AP-HP.

 

Les élections des praticiens hospitaliers ont rendu leur verdict
21 décembre 2011

lequotidiendumedecin.fr 20/12/2011

     

 

Les résultats des élections professionnelles des praticiens hospitaliers à la commission statutaire nationale et au conseil de discipline sont en ligne sur le site du Centre national de gestion (CNG).

Leur publication intervient au terme d’un scrutin chaotique, organisé pour la première fois sur Internet, et dont le taux de participation a péniblement atteint 28 % quand il dépassait les 48 % en 2005.

L’interprétation des résultats bruts des 21 scrutins, par discipline et par instance est malaisée. Le délai entre la clôture du vote et l’interprétation officielle des résultats qui n’est toujours pas intervenue, plus de 24 heures plus tard, illustre à quel point le sujet est sensible. Chaque mot du communiqué du CNG est pesé, sous l’arbitrage du ministère de la Santé, afin de ménager la susceptibilité des organisations syndicales. Lesquelles n’ont guère attendu pour claironner leur triomphe.

Deux syndicats se sont ainsi proclamés grands gagnants de ces élections professionnelles. Convergences Hôpital Public, qui présentait des listes dans chacune des disciplines, revendique la victoire avec 48,4 % des sièges devant la liste d’union CPH-INPH (37,3 %), Avenir Hospitalier (12,7 %) et l’AMUF (1,6 %). Contacté après la clôture du scrutin, le Dr Pierre Farragi, assurait quant à lui que la CPH qu’il préside, qui faisait liste commune avec l’INPH, reste la « première organisation chez les praticiens hospitaliers ». « Il n’y a que sur la chirurgie que l’on baisse : la liste SNPHAR/SYNGOF gagne du terrain ». La CPH et l’INPH regrettent que le vote se soit apparenté à un « parcours du combattant » qui « ne pouvait que conforter cette abstention ». « Même si nous ne retrouvons pas le résultat de 2005 en raison d’une ventilation différente des listes, les chiffres positionnent l’Union CPH-INPH largement en tête sur les votes PH, avec plus de 50 % des sièges et des suffrages aussi bien à la commission statutaire nationale qu’au conseil de discipline », soulignent les Drs Pierre Faraggi et Rachel Bocher, présidents respectifs de la CPH et de l’INPH.

La liste d’Avenir Hospitalier, qui regroupait le SNPHAR-E et le SYNGOF, s’amuse de l’interprétation des résultats faite par les deux intersyndicales rivales. Elle porte un regard plus critique sur le scrutin. « Selon que l’on considère uniquement le vote des PH ou celui global des PH et des PU-PH, selon que l’on analyse les voix ou les élus, selon son angle de lecture on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres… », indique Avenir Hospitalier, qui a présenté des listes dans 4 collèges, et revendique pour sa part une percée et un leadership dans le collège d’anesthésie et de réanimation.

Enfin, la CGT, alliée à l’AMUF (Association des médecins urgentistes de France), juge ses « résultats très positifs », ayant recueilli 16,67 % des suffrages exprimés dans le collège de médecine.

› CHRISTOPHE GATTUSO

Communiqué de presse AMUF 14 décembre 2011
14 décembre 2011

La connerie au pouvoir: « les vétérinaires pour remplacer les médecins »

 

Françoise Tenenbaum, socialiste, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la Santé, propose de faire intervenir les vétérinaires dans les zones rurales qui manquent de médecins.

Cette idée est parue dans le quotidien « Les Echos », et le journal « le bien public » de la côte d’Or (http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2011/12/13/des-medecins-pas-si-betes). Nous citons : « J’ai effectivement eu cette idée étonnante », confirme l’adjointe au maire socialiste de Dijon, déléguée à la Santé. « Pourquoi ne pas faire appel aux vétérinaires ? Ce sont de parfaits médecins qui connaissent l’anatomie et l’usage des médicaments. »

La folie est désormais au pouvoir ! Nous en avions des symptômes avec la destruction du service public hospitalier, désormais nous arrivons au néant avec des idées comme celle de cette élue socialiste.

L’AMUF tient à assurer au peuple de France et aux journalistes qu’un être humain ne se soigne pas comme un animal, que l’anatomie d’une vache n’est pas la même que celle d’un homme, et qu’accoucher une femme n’est pas la même chose qu’avec un animal. Chacun son métier !!

Que maintenant les instances de l’Ordre des médecins et de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne ne soient pas "contre l’idée de travailler sur le sujet "de remplacer les médecins urgentiste et les médecins de la permanence de soins de nuit par des vétérinaires, est totalement délirant ! Pour reprendre la phrase du général De Gaule: nous ne sommes toujours pas des veaux!

Nous demandons à Martine Aubry de nous recevoir pour abandonner cette idée socialiste et au Ministre de la Santé, Xavier Bertrand, de nous assurer que ce projet abject, irresponsable, régressif et stupide soit abandonné.

Dans l’histoire de notre syndicat (l’AMUF), en dix ans, nous n’avons jamais vu de telles idées pour démolir la santé en France. Nous ne pensions pas devoir nous battre sur des idées aussi débiles.

 

Paris, le 14/12/2011

 

Patrick PELLOUX, président AMUF

 

Communiqué de presse AMUF du 13 décembre 2011
13 décembre 2011

Vouloir limiter l’accès aux urgences est criminel !

L’AMUF est scandalisée par la méthode de casse du service public hospitalier qui semble s’accélérer. Après dix ans de restrictions budgétaires et de lois pour faire de l’hôpital une entreprise de production de soins et une casse sociale visant à démotiver les médecins hospitaliers publics, nous découvrons que ce sont maintenant les malades qui seraient sanctionnées.

On veut nous imposer aujourd’hui une régulation des passages dans les services d’urgence sur la base de classifications ubuesques, visant à trier les malades selon des critères de gravité médicale, psychiatrique et sociale. Ces classifications ont été dénoncées par l’AMUF depuis des années et désormais aussi par nos amis de Samu-Urgences de France.

Il est proposé aujourd’hui de prendre les malades en otages en culpabilisant leur souffrance, en montrant du doigt des malades qui n’en serait pas ou qui ne le seraient pas assez, afin de réduire les budgets des services d’urgence et des hôpitaux.   

Le concept des « patients qui n'ont rien à faire aux urgences » est une agression contre notre civilisation, les droits de l’homme et la médecine. Nous ne savons si un malade présente un problème grave qu’après un examen et tous les malades qui se présentent sont en droit d’attendre une réponse adaptée par le service public de santé. 

La violence de cette attaque nous conduit à constater que toutes les fermetures des services la nuit vont faire perdre des chances aux malades. Il ne faudra pas accuser les médecins, les infirmières, les personnels soignants d’être responsable des risques, mais bien les technocrates, parfois médecins,  qui veulent diminuer arbitrairement la fréquentation des urgences pour des raisons strictement financières.  

Depuis des années nous expliquons qu’il faut une organisation de l’accueil des urgences et récréer du lien avec les structures sanitaires et sociales de ville. La diabolisation et l’accusation des urgentistes et des malades est absolument insupportable. Si aujourd’hui la fréquentation des urgences augmente, c’est bien parce que l’Etat a été dans l’incapacité de réorganiser l’offre de soin sur le territoire.

Par ailleurs l’AMUF affirme que seul le patient est à même de considérer ce qui est urgent pour lui, aux médecins ensuite de le rassurer si ce n’est pas le cas. Combien de fois, nous avons pu constater dans notre exercice quotidien que ce qui est véritablement urgent n’est pas toujours de qui le semble au départ. C’est dans ce sens que nous affirmons solennellement que vouloir limiter l’accès aux urgences est criminel.

L’AMUF exige que le gouvernement cesse ses rodomontades populistes et organise un véritable débat démocratique avec les personnels de santé et la population sur l’avenir de notre système de santé.

 

Patrick PELLOUX, président AMUF

 

Lettre d'information - Elections professionnelles 2011
06 décembre 2011
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